Alzheimer et particules fines

Une étude publiée dans le Lancet de janvier 2017 confirmait un lien entre le fait de vivre près d’un important axe routier et le risque de développer une démence liée à l’âge, dont la maladie d’Alzheimer. de nouveaux travaux confirment la nocivité cérébrale de cette  pollution de l’air. Les chercheurs confirment que les femmes exposées à un taux élevé de particules fines PM2,5[i], présentent une hausse de 92% du risque de développer une démence liée à l’âge au cours de l’étude. En présence de l’un des facteurs génétiques bien connus de la maladie d’Alzheimer, la forme epsilon4 du gène ApoE, le risque lié aux PM2,5 est encore plus élevé, de +195%, contre seulement +68% chez les femmes porteuses de l’allèle epsilon3. Ce qui, pour la première fois, révèle que le gène de prédisposition ApoE pourrait accroître la susceptibilité aux particules fines. Pour Caleb Finch, co-auteur de l’étude, «les particules microscopiques générées par la combustion des énergies fossiles pénètrent dans notre corps par le nez, jusque dans notre cerveau. Les cellules de celui-ci traitent ces particules comme des envahisseurs et réagissent par une réponse inflammatoire, qui avec le temps entraine la survenue et la progression d’une maladie d’Alzheimer».Source journal de l’environnement

Les particules fines sont des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. Elles sont désignées sous le terme de PM 2,5 (d’après la terminologie anglaise particulate matter). Étant données les dimensions réduites de ces particules, elles ne peuvent sédimenter sous l’action unique de la gravité. Seules leur agrégation ou des précipitations permettent leur chute au sol. Les particules fines se trouvent en suspension dans l’atmosphère, et le demeurent plusieurs jours. Ces aérosols de faibles dimensions ont donc l’opportunité de pénétrer profondément dans les poumons, jusque dans les alvéoles.

Autre particularité de ces aérosols : ils peuvent constituer des noyaux de condensation autour desquels humidité et polluants (plomb, dioxyde de soufre, etc.) s’adsorbent, les rendant plus toxiques encore. Les PM 2,5 sont donc un vecteur important d’intoxication par les voies respiratoires. http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-particule-fine-6723/

 

 

 

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