Chat alors ! Minou pourrait accroître le risque de développer la maladie d’Alzheimer : le lien entre les deux s’appelle toxoplasmose…

Une étude menée par une équipe de la Lorean University of Medical Sciences (Iran) révèle un lien inquiétant entre nos amis félins et l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Selon eux, les excréments des chats contiennent un parasite appelé Toxoplasma gondii,  qui serait responsable d’altérations du cerveau. Une fois l’infection produite, le parasite se déplace vers le cerveau et en ferait alors un terrain fertile pour l’apparition de certaines maladies : maladie d’Alzheimer, anxiété ou schizophrénie. Ces résultats sont à confirmer.  Source : Toxoplasma gondii Infection Potentiates Cognitive Impairments of Alzheimer’s Disease in the BALB/c Mice: Journal of Parasitology: December 2016, Vol. 102, No. 6, pp. 629-635.

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La revoilà la piste infectieuse ! Si je peux me permettre, avant d’attendre confirmation des résultats

de cette étude, pourquoi ne pas demander un bilan sanguin concernant cette infection. NB: tout médecin de Lyme qui se respecte inclut la sérologie de la toxoplasmose à son bilan sanguin sur les co-infections. Il a fait partie de mon bilan. Je suis positive: j’ai eu un chat pendant 11 ans, ma mère a eu un chat, tout le monde avait un chat dans sa cour. Ma mère n’a jamais été testée pour la toxoplasmose.

Pour aller plus loin : Il y a eu une émission fascinante sur Arte « Planète corps » : un safari microscopique, à la rencontre des créatures qui vivent, prospèrent, s’affrontent, se nourrissent, se reproduisent, naissent ou meurent à la surface ou dans les profondeurs de notre corps.

Toxoplasma gondii y figure en bonne place: Lorsque ce parasite s’invite chez le rat il modifie son comportement en altérant son évaluation du danger et en inhibant la peur de son prédateur. On pense que le parasite sait manipuler le rat pour faciliter son ingestion par le chat, car il a besoin d’être dans l’intestin du chat pour faire naître de nouvelles générations de parasites. Le documentaire pose la question : une fois installé dans notre cerveau se pourrait-il qu’il modifie notre cerveau comme chez le rat ? Il semble qu’il ne soit pas si neutre, mais favoriserait la production de médiateurs chimiques, impliqués dans les troubles neurologiques comme la schizophrénie ou les troubles bipolaires. Toxoplasma pourrait se comparer à un fantôme qui hante notre crâne. Il est capable de rester incognito toute la vie, mais si le système immunitaire s’affaiblit fortement, alors toxoplasma se réactive et déclenche des encéphalites parfois mortelles.

Voir le documentaire

Planète corps partie 1  https://www.youtube.com/watch?v=7qDFMrF-2ss

Planète corps partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=oLc3YJjO-fg

voir aussi l’article d’alternative santé : Toxoplasmose : un protozoaire chahute nos neurones des milliers de gènes sont altérés par la présence du parasite (notamment des marqueurs pour les maladies de Parkinson et  d’Alzheimer). Le parasite se dirigeait préférentiellement vers une partie du cerveau appelée amygdale, où se joue le conditionnement relatif aux peurs, et spécialement la peur des prédateurs. Dans cette partie du cerveau de la taille d’une amande, Tg semble être en mesure d’interrompre certaines connexions neuronales très spécifiques, car seule la peur du prédateur disparait, alors que les autres sont toujours actives !… L’explication de cette « perversion » du comportement du rongeur ou du primate infecté par Tg est fournie par l’examen de l’ADN du parasite. Celui-ci serait en mesure de sécréter de la tyrosine hydroxylase, une enzyme précurseur de la dopamine, ce neurotransmetteur intervenant dans le circuit cérébral de la récompense. Or, la dopamine est impliquée dans tout ce qui a trait au plaisir, depuis le bon repas au restaurant jusqu’aux drogues, en passant par la promenade à vélo ou les relations sexuelles….Ce qui est stupéfiant avec Tg, c’est qu’il est bien le seul parasite connu à avoir développé cette aptitude, et qu’elle concerne uniquement cette compétence d’interférer avec le circuit de la récompense via la dopamine. La question qui vient donc tout naturellement est celle-ci : est-ce que c’est valable aussi pour nous, les humains, influencés que nous sommes par nos circuits dopaminergiques ? Sommes-nous susceptibles de passer sous la coupe d’un vulgaire protozoaire à notre corps défendant ?

 

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