Zona et Alzheimer : des liens inexplorés et un manque d’intérêt et de fonds pour financer les recherches.

Une détérioration des facultés cognitives  après un zona a souvent été constatée voir Question sur un forum médical : ma mère est devenue sénile après un zona, y-a-t-il un lien ?, y compris mon propre témoignage. voir aussi Zona et Alzheimer : quelques études de cas scientifiques qui interpellent !

C’est compatible avec l’hypothèse qu’une infection dans le corps entraîne une inflammation qui génère  à son tour une inflammation dans le cerveau. Cette dernière réactive un virus HSV1 (herpès simplex de type 1) dormant dans le cerveau, lequel provoque à son tour une inflammation ainsi que des lésions virales directes. Tout traitement antiviral pendant le zona pourrait aider, mais le résultat dépendrait probablement de la dose et la durée du traitement. Afin d’en savoir plus, des recherches pourraient être menées sur un essai combinant un antiviral et un anti-inflammatoire, mais les fonds n’ont pas été encore attribués à un tel essai et ne sont pas près de l’être car la recherche ne s’y intéresse pas.

Il y aurait bien le crowdfunding, mais les sommes que l’on pourrait possiblement récolter ne seraient pas assez élevées : quelques dizaines de milliers d’euros tout au plus. Et pour financer un simple essai pilote, il faudrait réunir près d’un million d’euro. Pourquoi cela coûte-t-il autant d’argent ? le médicament lui même peut-être onéreux; il faut faire des essais sur un nombre suffisant de patients pour fournir des données statistiques convenables – habituellement on mène ces essais dans plusieurs centres, ce qui étaye les résultats. Des contrôles doivent être effectués pour s’assurer que les effets secondaires ne constituent pas de problèmes. Certaines techniques utilisées pour surveiller l’efficacité des médicaments peuvent être très coûteuses; Des contrôles doivent être effectués pour s’assurer que le traitement est compatible avec les patients. Tout cela nécessite beaucoup de main-d’oeuvre, les coûts de personnel sont à eux seuls généralement très élevés.

Si tous les proches de malades se donnaient la main et pouvaient faire un don pas juste à une organisation, mais pour soutenir un projet spécifique dont ils verraient l’avancement peut-être avancerait-on plus vite ? Selon l’INSEE, 1.3 millions de français pourraient souffrir de la maladie d’Alzheimer d’ici 2020. On dénombre 160.000 nouveaux cas d’Alzheimer par an en France. (source : http://www.maladiedalzheimer.com/statistiques-alzheimer.html) Imaginons que les proches de ce million de personnes (juste pour la France) donneraient 1 ou 2€ pour soutenir une étude, cela ferait peut-être la différence ?

 

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