La ronde des émotions : un cercle vicieux ou vertueux ? Et si nous avions le choix ?

D’abord la culpabilité, « comment j’ai pu abandonner ma maman ? pourquoi je n’ai pas réussi à trouver une solution, un médicament pour la guérir et la sortir de là !» Plutôt que me sentir impuissante, je préfère m’autoflageller ! Au moins cela pourrait encore dépendre de moi.

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Tout plutôt que de devoir faire face à cette souffrance et me sentir tellement démunie. Ou alors mettre la télé en sa présence et sous prétexte de regarder une émission ensemble, me plonger dans un de ces films idiots qui m’évite de ressentir et d’avoir mal. Ou encore me mettre en colère parce que tel ou tel truc n’a pas été fait ! Comme cela c’est la faute de quelqu’un d’autre et pas la mienne ! On appelle cela des mécanismes de défenses et  ils sont inconscients !

Pourquoi dois-je assister impuissante au déclin lent et inexorable de ma maman adorée ? Quel est le sens de tout cela ? Des mois et des années que je me pose la question. Y-a-t-il un sens d’ailleurs ou bien c’est comme cela, on naît, on vit, on meurt. Absurdité de la condition humaine ! Avant moi des milliers de gens ont cherché leurs propres réponses à cette question existentielle.

Culpabilité, colère, frustration, impuissance, tristesse et dépression ! J’ai beau savoir que toutes ces émotions provoquent des réactions chimiques dans le cerveau lesquelles provoquent tout un tas de désordres dont une baisse de l’immunité et au final font que l’on tombe malade plus facilement, je n’arrive pas à trouver le bouton STOP. Ce sont toutes les phases d’un deuil impossible à faire, la dernière étape ACCEPTATION je n’arrive pas à la passer.

C’est même pire que ça : il semble qu’il y ait addiction ! Lorsque nous sommes sous le coup d’une émotion, cela entraine la sécrétion de la substance chimique spécifique associée à cette émotion, une peptide se déverse dans le sang, arrive au niveau des récepteurs de la cellule et y déclenche une série de modification qui peuvent en changer la structure. On sait que l’héroïne utilise les mêmes récepteurs que les substances générées par les émotions. Un mécanisme identique à celui du toxicomane quand il doit augmenter de plus en plus sa dose pour atteindre le stade euphorique, se met alors en place. Conclusion : nous sommes dépendants des substances émises par nos émotions.  Certains réseaux neuronaux sous l’effet d’une même émotion sont continuellement activés. Et donc logiquement, doit-on alors augmenter sa dose de tristesse ou de colère pour avoir notre shoot salvateur ?

L’autre jour je me suis réveillée avec la certitude que j’étais addict à la souffrance ! un même schéma de comportement émotionnel se met en place : colère, culpabilité, tristesse, souffrance, dévalorisation etc…et la spirale infernale m’entraîne toujours plus bas !

Alors quelles solutions ?

Bonne nouvelle : les émotions positives existent et déversent elles aussi leurs coktails spécifiques dans notre cerveau.

Cette prise de conscience m’a aidée : repérer  mon comportement  émotionnel compulsif et destructeur. Si j’arrive à me dire au moment je commence à ressentir la colère, la culpabilité etc « est-ce que je ne serai pas en train de me faire un petit shoot de souffrance ? c’est gagné, je ne suis plus dedans !

Et ensuite toutes les techniques de gestion du stress sont bonnes à prendre : sport,  thérapies, hypnose, relaxation, visualisations positives, yoga, tai chi ou toute autre méthode qui fait du bien.

Voir aussi le site chimie naturelle et Les émotions positives sont-elles vraiment bonnes pour la santé?

 

 

 

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