Alzheimer et insulino-résitance : la prévention par l’alimentation.

Aux États-Unis, la résistance à l’insuline a atteint des proportions épidémiques: 50% de la population. C’est  une condition hormonale qui prépare un terrain propice à l’inflammation, perturbe le métabolisme du cholestérol et de la graisse  et détruit progressivement notre capacité à traiter les hydrates de carbone. Elle augmente le risque de développer des maladies telles que l’obésité, les maladies cardiaques, le cancer et le diabète de type 2 et est un facteur important dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

La bonne nouvelle c’est qu’on peut faire quelque chose

Manger trop de mauvais glucides provoque l’augmentation des niveaux de sucre dans le sang et de l’insuline. Notre corps sait gérer les glucides des pommes et des patates douces, mais n’est pas équipé pour faire face aux glucides raffinés modernes comme la farine et le sucre. Autrement dit, les glucides raffinés causent des dommages au cerveau : les cellules du cerveau n’ont pas suffisamment d’insuline pour brûler le glucose à pleine capacité. Plus on est insulino-résitant, plus le métabolisme du glucose dans le cerveau devient lent : on parle d’hypométabolisme des glucides. Le glucose est un marqueur précoce du risque de maladie d’Alzheimer, il peut être visualisé à l’aide du PET scan. Grâce à cette technologie les chercheurs ont découvert que la maladie d’Alzheimer est précédée par des décennies d’aggravation progressive du métabolisme du glucose.Alzheimer’s Disease is preceded by DECADES of gradually worsening glucose hypometabolism.

Si nous sommes impuissants par rapport aux gènes ou à l’âge, on peut encore changer sa façon de s’alimenter. Il suffit de manger moins de gras, moins de viande, plus de fibres, ou plus de fruits et légumes.

3 étapes pour réduire le risque de la maladie d’Alzheimer

1. Découvrir si on est insulino-résitant : faire des bilans sanguins: taux de glucose, d’insuline, de triglycérides et de HDL cholestérol, en combinaison avec d’autres informations telles que la mesure de la taille et la pression artérielle. L‘article propose un lien vers un test pour savoir si on est insulino-résistant Source: RaviKrishnappa / pixabay

2. Évitez les glucides raffinés

3. Surveillez la consommation en hydrates de carbones

Source : Preventing Alzheimer’s Disease Is Easier Than You Think | Psychology Today

Voir aussi l’article en français : Syndrome métabolique, graisse viscérale et maladie d’Alzheimer

Mon commentaire : Il y a 10 ans, on a proposé à ma mère, lors de sa consultation mémoire,  de faire partie d’un groupe d’étude qui aurait pris une substance incluse dans les médicaments pour le diabète, : la rosiglitazone, justement pour résoudre le problème de l’hypométabolisme du glucose dans le cerveau . Ce n’était pas une substance anodine, je voulais en parler à notre médecin traitant pour un 2ème avis avant de prendre une décision. Nous avons donc demandé à réfléchir une semaine, mais à la fin de la semaine les inscriptions dans cette étude étaient closes. Je n’en ai plus entendu parler. Selon l’article ci dessous Rosiglitazone and Pioglitazone for the Treatment of Alzheimer’s Disease les résultats semblent mitigés.

Ma mère n’a jamais été diabétique, insulino-résitante je ne sais pas, il faut que je vérifie ses analyses. Mon père était diabétique et n’a jamais développé la maladie d’alzheimer mais il a eu un AVC.

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