A-t-on seulement idée du soutien qu’on apporte aux aidants et à leur parent quand on les accompagne ?

Mon cousin d’Allemagne est arrivé depuis 2 jours. Je m’apprête à rendre visite à ma mère comme tous les jeudis. Il ne sait pas s’il vient ou s’il m’attend à la maison. Il se décide à m’accompagner à reculons en ayant un peu peur de ce qu’il va découvrir. Il n’a pas revu ma mère depuis 2 ans. J’ai joué les dures : «  tu viens si tu veux, tu n’es pas obligé« .

09012238.JPG 09012244.JPG Je sais que je ne suis moi-même pas aussi présente que je le devrais pour mes cousines qui accompagnent elles aussi leurs propres mères, comme elles ne peuvent pas l’être pour moi car notre coupe est pleine. Aussi le fait que mon cousin accepte de venir avec moi m’a émue aux larmes. Ma mère n’a pas cessé de le regarder intensément et lui a serré la main tout le temps qu’il a été là pour finir par s’endormir contre lui.  Une présence masculine aussi qui change un peu de la mienne. Mes épaules ont été un peu allegées le temps d’une heure ou deux. Quand nous sommes repartis il m’a dit que ma mère est exceptionnelle, qu’elle lui a donné beaucoup. Il n’avait pas pu dire aurevoir à sa soeur   quand elle nous a quitté il y a  7 ans.  Il y a des moments d’exception comme celui là, des moments forts de partage.

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