Alzheimer : une nouveau classement où la neurodégénérescence n’est pas équivalente à la pathologie des plaques

L’utilisation de biomarqueurs a transformé le point de vue des scientifiques sur la maladie d’Alzheimer, révélant que la pathologie commence à s’accumuler plus de 20 ans avant les symptômes cliniques. Cette connaissance a ouvert la voie à des essais de prévention secondaire. Depuis peu, le PET scan des tau change encore la vision de la maladie. Ces nouvelles données remettent également en cause l’idée que l’accumulation de la protéine tau et la neurodégénérescence soit synonymes. En fait, chez beaucoup de personnes âgées, le cerveau s’atrophie en l’absence d’enchevêtrements neurofibrillaires.

Lors de la conférence internationale de l’Alzheimer qui s’est tenue en Juillet 2016 à Toronto, Cliff Jack de la Mayo Clinic, Rochester, Minnesota, a argumenté en faveur d’un changement des critères de la maladie d’Alzheimer afin de tenir compte de ces nouvelles connaissances.
Il a proposé un nouveau système de classification qui tient compte de la pathologie tau séparément des marqueurs de neurodégénérescence, telles que l’atrophie du cerveau et l’hypométabolisme. Dans ce schéma, les personnes pourraient être classées en fonction de la présence ou l’absence de trois marqueurs clés : amyloïde ß (A), enchevêtrements neurofibrillaires (T), et neurodégénérescence (N). Ce système ATN serait un système de classification descriptive plutôt qu’un diagnostic, dit Jack. Il ne comprend pas l’état cognitif, qui pourrait être ajouté plus tard comme une quatrième variable. Un tel système pourrait mieux décrire les personnes atteintes de suspicion de pathologies non reliées à la maladie d’Alzheimer, qui échappent à la méthode de classification actuelle.

source Alzforum

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