DMLA et cataracte : un lien probable avec la lumière bleue émise par les éclairages LED, écrans plats, smartphones ou tablettes.

Ces pathologies touchent les personnes âgées. Un résident au même étage que ma mère cumule Alzheimer et DMLA !

Ce post est une synthèse de plusieurs sources d’informations citées dans le texte.

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Qu’est-ce que la DMLA ? 

Voici la définition officielle qu’on trouve sur Ameli-santé « La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie de l’œil, qui atteint la zone centrale de la rétine. Elle évolue à partir de l’âge de 50 ans. Elle est la cause de malvoyance chez de nombreuses personnes âgées. Le tabac et la prédisposition génétique sont les principaux facteurs de risque de la maladie. »

A cela pourrait bien s’ajouter comme facteur de risque une exposition prolongée à la lumière bleue présente dans le spectre de lumière naturelle et surtout émise par nos écrans, tablettes, smartphone auxquels nous sommes de plus en plus accros ! (Voir à la fin de cet article quelques références d’études.)

La lumière bleue est-elle dangereuse pour nos yeux ?

Il a été démontré sur un modèle in vitro de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) que la longueur d’onde la plus toxique pour les cellules rétiniennes est située autour de 415-455 nanomètres », explique le Pr Serge Picaud neurobiologiste et directeur Inserm à l’Institut de la Vision.  Des recherches scientifiques ont conclu qu’une exposition prolongée au rayonnement de lumière bleue ou lumière HEV artificielle provoquait des lésions photochimiques de la rétine et du cristallin. « Plusieurs études épidémiologiques ont démontré que cette lumière bleue était bien un facteur de risque de la DMLA« , rappelle le Pr Serge Picaud. L’implication de la lumière bleue dans le développement de la cataracte est également suspectée. Source doctissimo

La lumière bleue qu’est-ce que c’est ?

Elle fait partie du spectre visible de la lumière du soleil et s’étend entre 380nm et environ 500nm mais seules les longueurs d’ondes entre 415 et 455 nm semblent concernées.

Il existe également une lumière bleue bénéfique turquoise (longueur d’onde:490nm) qui régule la production de mélatonine, notre « hormone du sommeil », nos rythmes circadiens (l’alternance veille/sommeil) et notre humeur.

 Où retrouve-t-on la lumière bleue toxique ?

 Dans la lumière du soleil qui pénètre l’atmosphère. Cependant le spectre lumineux de la lumière du soleil est plus chaud que les lumières artificielles type “LED” et penche vers le jaune et le rouge. De manière artificielle, lorsqu’elle est émise par des appareils électroniques utilisés au quotidien tels les smartphones, ordinateurs, téléviseurs, LED etc. Ce type de lumière a un spectre proportionnellement plus riche en lumière bleue que la lumière du soleil ou d’une ampoule à incandescence, comme le montre les graphiques ci- dessous. Source edie et watson
spectre-de-la-lumiere-naturelle-du-jour spectre_ledspectre LED

spectre de lumière naturelle à comparer aux spectre de LED et spectre d’écran d’ordinateur  avec pic dans les fréquences bleues toxiques

Aucune chance pour la régénération cellulaire!

Près de la lumière rouge et près de l’infrarouge on est capable d’activer les cytochrome oxydases, des enzymes importantes pour le fonctionnement de la mitochondrie, de la guérison des plaies et qui favorise la réparation des dommages provoqués aux tissus à l’échelle cellulaire. Si on passe la plus grande partie de la journée dans une la lumière à base de mercure puis que l’on regarde les écrans d’ordinateur pendant longtemps, les yeux subissent une surcharge de lumière bleue. Comme cette lumière n’a pas les proportions de lumière rouge et d’infrarouge sensés améliorer la circulation sanguine, la régénération est souvent insuffisante.

Le contrôle de la luminosité n’offre aucune protection

Le réglage de la luminosité d’un écran d’ordinateur modifie la modulation et la largeur d’impulsion de la source de lumière à une certaine fréquence. Quand on réduit la luminosité de l’écran, les pauses entre les impulsions deviennent ainsi plus longues, mais la puissance des impulsions n’est pas réduite. Par conséquent, l’impulsion de lumière pénètre toujours les tissus de l’organisme à un niveau aussi profond, même quand l’œil perçoit une luminosité inférieure produite par une modification de la modulation de fréquence de l’écran. De plus, cela augmente la pulsation des signaux qui peuvent perturber l’équilibre biologique encore plus que des signaux permanents. Les écrans TFT cessent de « scintiller » uniquement lorsqu’ils sont éclairé au maximum d’intensité! C’est pourquoi il est recommandé de régler les écrans au maximum et de porter des lunettes spéciales de protection informatique Prisma®. Source geotellurique

Qui est concerné ?

Les personnes qui passent la journée devant un écran et surtout et qui aiment marcher à l’extérieur et en règle générale toutes les personnes exposées à cette lumière bleu-violet plus de 30 mn par jour, soit presque tout le monde ! dit le Dr Kunze, ophtalmologiste. Source doctissimo

Le danger causé par un travail non protégé sur écrans et sous des lampes fluorescentes est souvent minimisé ou nié par la médecine classique, bien que les mécanismes mentionnés ci-dessus et qui sont nocifs ont déjà été démontré dans des expériences cellulaires. Qui veut prendre des risques et attendre que tout cela soit définitivement confirmé et reconnu dans quelques années ? Les recherches en médecine classique fournissent-elles toutes les preuves définitives? Toutes les recherches sont elles indépendantes lorsque l’on connait les enjeux économiques pour l’industrie ?Source geotellurique

Quelles solutions ?

Favoriser tant que possible l’apport de lumière naturelle, passer moins de temps devant nos chers écrans et si ce n’est pas possible :
  • Mettre des filtres numériques sur ordinateurs, tablettes et smartphones. Source : Speedeveloppement.com
  • Utiliser des ampoules halogènes dichroïques

Il existe depuis des années des ampoules halogènes dichroïques 230 volts ou de basses tension 12 volts. Aujourd’hui la production des ultra-violets nocifs pour la peau et les yeux sont arrêtés généralement par un filtre anti U.V formé par une plaque en verre située devant. Certaines sont mêmes économiques et de classe D avec +- 30 % d’économie d’énergie et ne produisent presque pas de lumière bleue. Pour les yeux des personnes qui travaillent devant des écrans plats et dans des locaux professionnels, il est préférable d’utiliser ces ampoules. De plus, ces ampoules ne pollent pas l’environnement comme les modèles fluocompactes qui contiennent en plus du mercure. Un conseil si vous êtes malades des économies d’énergie, faites au moins un mélange d’ampoules halogènes et économiques afin d’obtenir des spectre de couleurs de lumières les plus riches possibles.Source http://www.lunettesprotectrices.be/162-lumiere-bleue.html

spectre d’une ampoule halogène à filament

  • Lunettes de protection sans correction

 Parmi les marques existantes : les lunettes Prisma ® .

D’autres exemples de lunettes :

  1. lunettes  edie et watson . Ce site déjà cité propose un quizz pour évaluer son exposition à la lumière bleue.
  2. lunettes protectrices avec lentilles filtrantes  PRISMA source homelife protect

3. sur-lunettes jaunes à clipser sur ses lunettes : site geotellurique

Lunettes Prisma de protection lumière bleue Clip-on Lite ou Pro, avec traitement anti refletet bien sûr ne pas oublier de porter ses lunettes de soleil à l’extérieur !

  • porter des lunettes anti-lumière bleue à faire faire chez votre opticien ou à commander sur internet. Les porteurs de lunettes peuvent intégrer des verres anti-luimère bleue à leur correction.

« Si vous avez des antécédents familiaux de DMLA ou de cataracte, il est très fortement conseillé de se munir de ces verres anti lumière bleue », estime l’opticien Jean-Manuel Finot.  Egalement recommandé par le Dr Kunze sus-citée) Source doctissimo

Attention toutefois, tous les verres ne se valent pas : les différents modèles existant ne filtrent pas tous le même pourcentage de lumière toxique en général ce pourcentage se situe autour de 20-30%!

Commentaire personnel :  Depuis janvier 2017, Novacel a sorti les verres « Blue Shock Clear UV« qui filtrent 90% de la lumière bleue, j’ai fait refaire mes lunettes pour travailler su écran et cela apporte un réel confort. Je salue le professionnalisme de mon opticien.

  • Prendre des compléments alimentaires

Le Dr Kunze conseille en complément de faire des cures de 3 mois de compléments alimentaires pour les yeux à partir de 40 ans (à base de lutéine, vitamine E, zinc, antioxydants…), pour réparer les phototraumatismes. Source doctissimo

 

Lire aussi  http://www.alternativesante.fr/vision/luminotherapie-a-l-aube-d-une-nouvelle-medecine

Anadi Martel mène des recherches depuis trente ans sur la lumière et ses applications.Il a publié l’ouvrage de référence le plus complet sur la luminothérapie. Entre réelles avancées thérapeutiques (dermatologie, kinésithérapie, AVC, cognition, dépression, sommeil, alopécie), et risques sanitaires liés au phénomène de malillumination (DMLA, cancers hormono-dépendants). Extrait ci dessous concernant la lumière LED

Depuis quelques années, on se débarrasse peu à peu des lampes traditionnelles au profit de techniques moins gourmandes en énergie comme les LED (Light Emitting Diode). Mais ces nouvelles technologies pourraient se révéler malsaines à long terme. Par rapport aux lampes à incandescence classique, plus proches de la lumière naturelle, les lampes fluorescentes compactes ou les LED ont très peu ou pas d’infrarouges, mais en revanche un gros pic dans le bleu. Les infrarouges sont source de chaleur, donc de consommation d’énergie. C’est donc cohérent d’un point de vue écologique de les limiter, ça l’est beaucoup moins d’un point de vue sanitaire. Un excès de bleu modifie notre rythme circadien, peut dérégler notre horloge interne et notre système hormonal. On ne connaît pas les effets à long terme de ce genre de modification dans notre environnement lumineux quotidien, des écrans d’ordinateurs aux lampadaires publics en passant par l’éclairage de nos maisons. Le bleu profond est par exemple source de stress oxydatif et de dommages de la rétine, qui sont cumulatifs et pas immédiats, à l’image de la radioactivité. Des chercheurs s’interrogent sérieusement sur le lien entre le développement des fluorescents puis des LED et la recrudescence des DMLA depuis vingt ans ou, comme le professeur Abraham Haim, sur le lien entre cet excès de lumière bleue et le nombre croissant des cancers hormonodépendants, comme ceux du sein ou de la prostate.

Vous évoquez également un problème de hachuration de la lumière : de quoi s’agit-il ?

C’est une question un peu technique, mais pour faire bref, c’est un problème lié aux lampes LED, encore plus notable si on les combine à l’usage d’un gradateur ou d’un variateur. Lorsqu’on fait varier la lumière pour plus ou moins d’intensité, en réalité on induit des hachurations permanentes, des pulsations ou clignotements lumineux à très haute vitesse invisibles à l’œil nu. Ils obligent l’œil à faire des ajustements continuels, sont source d’un gros stress environnemental et nerveux pour la personne. Cet effet est pourtant évitable si on utilise des circuits électriques linéaires, mais là encore, il y une question de coût.

 Quelle lumière doit-on privilégier au quotidien et que faire pour limiter ces risques ?

On doit autant que possible utiliser les ampoules les plus proches de la lumière naturelle (lampes à incandescence, lampes halogènes). Toutes les lumières perçues par nos yeux comme blanches sont loin d’être identiques ! On pourrait théoriquement produire des LED avec de l’infrarouge et un spectre plus proche de la lumière naturelle, comme le préconise le Dr Wunsch en Allemagne. Mais pour des raisons de coût, ça n’intéresse pas les industriels, par ailleurs peu avertis des impacts possibles sur la santé. Si vous êtes contraint d’utiliser des lampes fluorescentes ou des LED, tâchez d’aller vers les degrés Kelvin les plus bas, entre 2 700 et 3 000 °K, et de choisir des ampoules de couleur chaude tirant vers le rouge ou le jaune. De même, évitez de combiner lampes LED et variateurs de lumière. Les écrans d’ordinateurs ou de tablette fonctionnent aussi au LED et produisent trop de bleu, il faut donc éviter de les utiliser le soir. On peut également employer des lunettes de filtration du bleu (par exemple la marque Prisma) ou un logiciel gratuit (F.lux de Softonic) qui, une fois installé sur votre ordinateur, modifie peu à peu la couleur de votre écran à mesure qu’approche le soir.

autres liens :

https://www.sensee.com/lumierebleue

http://www.bleuenlumiere.com/#o-retrouve-t-on-la-lumire-bleue

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/20150907.OBS5379/faut-il-s-equiper-contre-la-lumiere-bleue-de-nos-ecrans.html

Quelques études sur le lien entre lumière bleue et problèmes maculaires

Age-related maculopathy and the impact of blue light hazard

Rhodopsin-mediated blue-light damage to the rat retina: effect of photoreversal of bleaching.

Blue light’s effects on rhodopsin: photoreversal of bleaching in living rat eyes.

et un power point : LA DEGENERESCENCE MACULAIRE LIEE A L’AGE diapostive 3 La lumière : Une exposition de 5H/J au soleil multiplie par 2 le risque de DMLA précoce (Beaver Dam)

 

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